______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________Tout commence maintenant..._______________________________________________________________________________________


[389Lives] D'où sort ce titre ? Rien à voir avec l'histoire en fait, c'est juste un gros délire.


Casting:
Sophia Bush as Morgane Davidson
Chad Michael Murray as Lucas Scott
Alexis Bledel as Rébecca Green
Blake Lively as Brooke Adams
Jesse Metcalfe as John Tucker
Jesse McCartney as Ryan Adams
Kristen Bell as Veronica Fletcher

La créa, Aurora.

"Je m'appelle Morgane, j'ai 16 ans.
Certaines personnes pensent qu'elles savent ce que c'est que la solitude (aujourd'hui leur meilleure amie n'est pas venue au lycée) ou ce que c'est que d'être humilié (elles ont pété en cours) ou encore quand une personne très proche vous trahie (elle a répété que je craquais pour lui), elles ont tort.

Cela fait 5 ans que je connais Brooke, et presque 5 ans qu'elle est ma meilleure amie, géniale dans son genre, oh non, attendez, ça c'était avant ! Ça fait des mois que...c'est différent.
Cela fait un peu plus de deux ans que je connais Lucas, après un an à se connaître et à se tourner autour, on est finalement devenus un couple, on est tellement heureux ensemble. Ah, c'est vrai ! Çà aussi c'était avant ! Ça fait un moment que c'est différent."


"Je m'appelle Morgane, il y a quelques mois ma meilleure amie m'a trahi en sortant avec mon petit copain; du jour au lendemain, ignorée et humiliée, j'ai beaucoup pleuré. Mais j'ai décidé que personne, personne n'arriverait à me faire sentir misérable, à me donner l'impression que je n'ai pas ma place, si je ne l'ai pas je me la ferai. Je n'ai pas besoin de cette hypocrisie, de ces mensonges et de ces trahisons.
Jamais je ne laisserai personne me blesser à nouveau, peu m'importe les messe basses, les ricanements, les doigts pointés en ma direction, les humiliations publiques quotidiennes, peu m'importe ce que les gens pensent de moi, je sais qui je suis maintenant et ça personne ne peut me l'enlever."

"Je m'appelle Morgane, je suis positive, excentrique, déterminé, espiègle et passionnée par la danse: mon espoir, ma raison de garder le sourire, mon exutoire, mon envie d'aller plus loin."
______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________Tout commence maintenant..._______________________________________________________________________________________

# Posté le vendredi 26 décembre 2008 07:23

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 06:08

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________< Une Rencontre Intéressante >_______________________________________________________________________________________

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________< Une Rencontre Intéressante >_______________________________________________________________________________________

< 6 jours par semaine je foule ce sol. Des dizaines d'heures interminables par mois, je suis retenue ici. 200 jours par an. Un lycée. Un enfer. Un lieu d'apprentissage, de pédagogie, d'ennui mais rien de tout cela ne marque les esprits. Non, ici, l'hypocrisie est le maitre mot. Le mensonge et la manipulation aussi. En me voyant ici, certains diraient que je suis persécutée, d'autres que je n'ai pas de chance, d'autres encore que je mérite ce qui m'arrive. Mais ce que pensent les gens ne m'a jamais importé, jamais rien apporté, jamais changé. Ici, nous sommes tous (ou presque) des pantins, manipulés avec génie par la machiavélique, la manipulatrice, la magnifique et maléfique, Brooke. Brooke, notre reine, adorée, crainte et détestée. Je m'arrête ici, vous entendrez bien assez parler d'elle. Comme chaque jour, je m'assois tranquillement à ma table, personne ne s'y assoit plus depuis que j'ai osé y poser mon postérieur. Par contre personne ne s'est gêné pour en faire une poubelle, comme si y jeter un détritus était une bonne action. Je commence à manger, attendant avec lassitude le prochain "accident" qui va me tomber dessus. Et hop, un peu de pâtes accompagnés d'une sauce verdâtre innommable par son aspect arrive sur mon pull. Alors...qui s'est dévoué ? Elles arrivent devant moi, Brooke me toise avec mépris accompagnée de ses acolytes. Bien sur, ce n'est pas elle qui l'a fait, non, Brooke est trop classe pour ça, elle, elle délègue et se contente ensuite, de me regarder avec satisfaction. Comme à mon habitude, je la fixe avec dédain, sa majesté décide alors de recommencer à m'ignorer et se retourne royalement, comme seul une reine sait le faire. Je reprend ma consommation de cette nourriture indigeste qu'ils ont osé appeler poisson. Plongé dans l'observation de mon assiette, je ne remarque pas tout de suite, que quelqu'un (non je n'ai pas d'hallucinations ! Il faut me croire.)...que quelqu'un s'est assis. Une tête inconnue me dévisage et me sourit chaleureusement, j'essaie tant bien que mal de lui rendre son sourire, encore choquée par ce que je vois.

???: Salut. Je peux m'asseoir ?
Moi: Je crois que c'est déjà fait.
???: Oui je sais, mais je demandais au cas où. Moi, c'est Rébecca.
Moi: Morgane.
Rébecca: Je suis nouvelle. (Tout s'explique !) J'ai vu que t'étais seule et...
Moi: T'as eu pitié ?
Rébecca: Oh non. Pas du tout, disons que j'étais inspirée, pour m'asseoir ici.
Moi: Inspirée ?
Rébecca: Oui, c'est drôle non ? Quand je t'ai vu, j'ai eu une intuition...
Moi: Et tu suis toujours tes intuitions ?
Rébecca: Oui, elles ne m'ont jamais trahis.
Moi: Alors j'espère ne pas te décevoir.

Moi aussi j'ai une bonne intuition, vous savez, quand vous venez à peine de rencontrer quelqu'un et que vous avez l'impression que vous pourriez un jour en être proche. Non ? Vous ne savez pas ? Dommage...Elle glousse et me sourit à nouveau, ah, si elle savait.

Rébecca: Euh...t'as une pâte dans les cheveux.
Moi {en l'enlevant}: Oh, j'en avais oublié une.
Rébecca {en riant}: Ça t'arrive souvent de mettre des pâtes dans tes cheveux ?
Moi: Oh oui. C'est un petit rituel, pour écarter les mauvais esprits.
Rébecca: Et ça marche ?
Moi: On dirait pas, la preuve t'es venue t'asseoir. (Peut-être la blague de trop...si elle se vexe, c'est qu'on ne s'entendra jamais)
Rébecca: Ah d'accord. Je te remercie ! C'est très clair.

Elle commence à se lever, se retourne. Ça y est, c'est fini, ce bel échange de paroles et de rires, si rare dans ma solitude quotidienne, est fini.
Je vois alors le dos de Rébecca trembler, au bout de quelques secondes je l'entend pouffer, elle revient vers moi, se retourne et éclate de rire en se rasseyant.

Rébecca : Je t'ai eu !

Alors que je commence à rire avec Rébecca, quelqu'un s'arrête devant nous.

Lucas : Rébecca ?
Rébecca : Oui ?
Lucas : Qu'est-ce que tu fais...{il me regarde}..là ? A cette table ?
Rébecca : Ben je mange. Au fait j'ai rencontré quelqu'un, elle s'appelle...
Moi : Il me connaît.

Il semble embarrassé et pas vraiment content de me voir. Moi je feins l'indifférence, mais, comme vous le savez, je suis une danseuse...pas une actrice. Je ne pense pas faire illusion. En même temps, ici, seul Rébecca ne sait pas. Pour l'instant du moins.

Lucas : Ouais...bon j'y vais.
Rébecca : A plus. (A plus ???)

Il repart et nous laisse Rébecca et moi, avec plein de questions.

Rébecca : C'était quoi ça ?
Moi : Tu peux m'expliquer ?
Rébecca : Ben c'est Lucas, mon cousin, je viens d'emménager chez lui.
Moi : Quoi ?! C'est une blague !
Rébecca : Mais...et toi ? C'était bizarre...comment tu le connais ?
Moi : Oh...je le connais pas vraiment. (Je ne mentais même pas, depuis un moment, déjà, je ne le reconnais plus, je ne sais pas où est passé le Lucas avec qui je rigolais tant, sûrement aspiré dans la spirale infernale de Brooke.)
Rébecca : Il est génial ! Je l'adore ! Tu devrais essayer de le connaître mieux.
Moi {un sourire crispé aux lèvres} : Ouais, c'est clair. (Plutôt mourir !)

Vous n'avez peut-être pas tout à fait compris mon histoire.
Je vivais avant une vie typique: de vieilles amies que j'adore, un petit copain que j'adore aussi et avec qui ça se passe super bien, alors pourquoi maintenant je me rappelle à peine comment c'était ?
Parce qu'il y a quelques mois, du jour au lendemain, mon petit ami, Lucas, s'est mis à m'ignorer, quelques jours après, il commence à s'afficher avec ma meilleure amie Brooke, qui m'évitait déjà depuis quelques temps. Le jour où tout a basculé ? J'entre dans la cour du lycée, crevée, démoralisée et ne comprenant plus rien à ce qui m'arrive, et là, je les vois, ainsi que tout le lycée, s'embrasser à pleine bouche, je ne suis pas venue en cours pendant plus d'une semaine, quand je suis revenue, rien n'était pareil, apparemment Brooke avait donné l'ordre de me détester.
Et comment ai-je pu ne rien voir avant ? Je ne sais pas, bien sur j'ai vu Brooke changer, bien sur je sentais Lucas qui s'éloignait mais comment prévoir que des gens qui sont censés vous aimer et que vous aimez puissent vous faire ça ?
>

Et voilà, c'était le premier article de 389lives.
N'hésitez pas à mettre vos coms.
Quelques petits secrets sur la suite ? Non je ne dirais rien à part que l'histoire Morgane/Lucas n'est peut-être pas définitivement enterré...

# Posté le mardi 06 janvier 2009 16:29

Modifié le lundi 01 juin 2009 08:03

_______________________________________________________________________________________< Mon Monde >_______________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________< Mon Monde >_______________________________________________________________________________________

< Lentement je marche sur ce sol si familier, je respire cette odeur si rassurante, une sensation de sérénité et d'excitation m'envahit.
Je suis à la salle de danse du lycée. Située à côté du terrain de basket aussi utilisé comme gymnase. Voyez vous la raison pour laquelle je viens malgré tout chaque jour où je le dois dans ce lycée, c'est parce qu'il est particulier. Il est divisé en plusieurs sections. Certains élèves n'y font rien de spécial, mais dans d'autres de futurs génies et grands talents s'y développent. Cet endroit est d'ailleurs assez connu pour ça. Il y a une section informatique par exemple, une section genre expériences chimiques, littérature et etc, et puis entre autres, la section "arts de la scène": chant, danse, comédie, musique...Et ici c'est donc la salle de danse, parfois utilisée également pour chanter.
Quelques élèves sont déjà là. Naturellement les cours sont assez tard en semaine étant donné que nous avons autant d'heures de cours normal que n'importe quel autre lycéen. J'ai un cours de danse de deux heures le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi. Le mercredi après-midi, un cours de trois heures. Le samedi pas de cours bien qu'il soit la plupart du temps occupé par la préparation d'un spectacle.
Mais laissons toutes ces futilités pour plus tard. Car c'est maintenant mon moment, celui qui fait que je n'ai pas à soupirer d'une horrible journée, à pleurer de la méchanceté. Celui qui me permet de me libérer, de m'emmener loin de ces gens que je déteste.
Mlle Milian vient d'entrer. Elle a débarqué au lycée l'année dernière. Je l'ai tout de suite adorée, elle seule peut comprendre ce besoin que j'ai de danser.


Mlle Milian: Bonjour. On va s'échauffer pendant une dizaine de minutes, comme d'habitude. Ensuite on verra.

Certains hochent la tête et d'autres commencent les étirements.
Un bruit violent retentit dans la salle. Tout le monde se retourne brusquement.

Rébecca: Excusez-moi. Désolé d'être en retard.

J'écarquille les yeux, surprise (mais que fait-elle là?), hésitant encore entre un sourire ou une grimace.
Tandis ce que je débat intérieurement, une scène des plus étranges se déroule devant moi.

Lucas: Hé ! Rébecca. Ca va ?

Elle passe à côté de lui en l'ignorant et il lui prend le bras.

Lucas: Qu'est-ce qui te prend ?
Rébecca {d'un ton sec}: Lâche-moi Lucas. Tout de suite ! {Il relâche son bras} Tu me dégoûtes !

Il la regarde, ahuri, s'éloigner et venir vers moi.

Rébecca {un grand sourire aux lèvres}: Salut.
Moi: Salut. Je savais pas que t'avais les mêmes cours que moi.
Rébecca: Ils m'ont enfin transférés dans la section "arts de la scène". Dommage que mon crétin de cousin y soit aussi. D'ailleurs pourquoi il est là ?
Moi: Il veut être acteur.
Rébecca: Quel idiot !
Je la dévisage, perplexe.
Moi: Je croyais que tu l'adorais.
Rébecca {en haussant les épaules}: Autrefois.

Mlle Milian: Dîtes les filles, vous pouvez vous étirer en plus de papoter. Ce serait bien non ?

Rébecca et moi acquiesçons en silence.

Moi: Comment ça autrefois ?
Rébecca: Avant que j'apprenne quelque chose.

Moi, je n'ai pas la courage de lui avouer qu'elle est ma place dans ce lycée. Ou que je suis la fille à éviter. Et pourtant, ça me fera moins de mal si elle me laisse tomber maintenant. Il faut que je lui dise. Que je lui dise, non pas la vérité, que je n'ai rien fait, mais ce que tout le monde dit ici: des mensonges éhontés sans limites.

Moi: Tu sais, Rébecca, je ne sais pas si tu l'as compris, depuis la dernière fois, mais je ne suis pas vraiment populaire ici. {Elle se relève soudainement, me fixe, attendant mes explications} Disons que je suis l'ennemie publique n°1. Les gens me détestent et moi, je m'en fiche. Les raisons pour lesquelles on me déteste, sont assez vagues, mais tu peux demander à n'importe qui, ils t'en diront.

Elle continue de me fixer et je décide d'affronter son regard. Au bout de quelques secondes, elle me sourit à nouveau, comme quand on s'est vues pour la première fois.

Rébecca: Je sais exactement ce qui s'est passé.
Moi: Ah bon ? Exactement ?
Rébecca: Oui, et je te trouve juste plus géniale.(Elle me trouve géniale ?)
Moi: Mais qui t'as raconté ?
Rébecca: Une source sure. Et c'est pour ça que je ne sais pas si je serai un jour capable d'adresser à nouveau la parole à mon cousin.
Moi: Tu veux dire que tu...tu es de mon côté ?

Elle me répond par un autre sourire, tellement sincère qu'il me déroute légèrement.

Rébecca: Sinon, j'ai entendu dire que ta passion, c'était la danse.
Moi: Euh...oui.
Rébecca: J'ai hâte de te voir. Je m'attend à quelque chose...d'incomparable.

Je réalise alors que j'ai assez confiance en cette inconnue, que j'ai l'impression d'avoir toujours connue. Assez confiance pour lui montrer qui je suis vraiment, assez confiance pour arrêter d'être en retrait.

Moi: Tu vois cette salle...et bien, c'est l'endroit où je me sens le mieux, c'est mon monde. Le seul où j'ai la sensation de flotter et d'être plus légère que nul part ailleurs. Comme si j'étais persuadée que ici, rien ne peux m'arriver. {Je rêvasse quelques secondes et revient à le réalité} Au fait pourquoi t'es dans cette section ?
Rébecca: Musique. {En devinant la question qui allait suivre} Piano surtout, pas mal de guitare et puis sinon j'ai touché à un peu de tout: violon, batterie, flûtes...

Mlle Milian: Bon tout le monde, vous vous êtes assez échauffés. Aujourd'hui..aujourd'hui, improvisation. Je vous met une musique, dans un style assez contemporain, rythmé, mais ça peut être n'importe laquelle. Bon, on va commencer avec...Marie Connors.

Marie Connors, surement la fille la plus débile de la terre.
Bien qu'elle soit, comme je viens de le dire, complètement stupide, Marie se débrouille assez bien en danse. Et je suis sure que si elle ne pensait pas que les gens me détestent parce que j'ai piqué sa barre de chocolat à Brooke (Ai-je dit qu'elle était stupide ?), je suis sure qu'on pourrait s'entendre. La chansons démarre, je la connais, une mélodie au tempo rapide, sans paroles. Pas mal. Marie s'en sort bien. Elle reprend quelques éléments chorégraphiés du dernier spectacle. Elle semble cependant manquer d'inspiration.

Quelques minutes plus tard.

Mlle Milian: Bien. C'était vraiment pas mal Marie. Maintenant...à Morgane.

Je me lève, pour une fois on ne me siffle pas, tout le monde attend patiemment que je foire. Depuis le début, on ne m'a jamais vue seule. Alors, je vais faire ce que je fais toujours, seule ou pas, je vais exceller et je vais m'amuser. Je n'ai rien à prouver. Mais quel bonus de voir leurs visages décomposés !
La musique commence. No sleep tonight. Je la connais. Et je ne vous avouerai pas combien de fois j'ai dansé comme une folle dessus. Je me place devant tout le monde, attend un peu, et me laisse emporter par ce son délirant. Je ne saurai vous décrire exactement ce que je fais. Je saute, bouge, enchaîne les pas. Je ne peux m'empêcher de sourire. Je m'approche quelques fois de Rébecca, comme si un contact unique nous liait. Puis la chanson s'arrête. Je me rassois, essoufflée devant une assemblée stupéfaite.

Mlle Milian: Très bien Morgane. Tu t'es vraiment lâchée. {J'échappe un soupir en riant}

Rébecca: C'était...vraiment génial. Je n'ai jamais vu personne danser comme toi.
Moi: J'étais vraiment bien ? Bon, là j'ai fait des trucs moins techniques tu vois, mais c'était...défoulant.

Alors qu'on discute de ma prestation, Lucas se rapproche de nous.

Lucas: Qu'est-ce qui se passe Rébecca ? {Il m'accorde un regard assez incongru et revient sur elle}
Rébecca: Ben, il se passe rien. Alors ça va ?
Lucas: Tu te fiches de moi ? Tout à l'heure tu me dis que je te dégoûtes et là tu fais comme si de rien n'était ?
Rébecca {ignorant sa remarque}: Alors, comment t'as trouvé la danse de Morgane ?
Lucas {visiblement décontenancé}: Quoi ? Euh...c'était bien. C'était bien...

Mlle Milian: Bon, maintenant qu'on a vu quelques personnes, on va former de nouveaux groupes pour la prochaine chorée. Alors relevez-vous.

Tout le monde s'exécute. Lucas s'éloigne.

Moi: Tu peux m'expliquer ce qui s'est passé là ?
Rébecca: Je trouve toujours que mon cousin n'est qu'un gros lâche t'inquiètes pas.
Moi: Mais je ne m'inquiète pas, je veux juste comprendre ton petit jeu.
Rébecca: Quelques données ont changées.
Moi: Quelles données ?
Rébecca: La façon dont il te regarde. Si tu savais...quand tu danses surtout...
Moi: Je le sais.

Elle tourne vivement la tête et m'observe, incrédule.

Rébecca: Comment ça tu le sais ? Et ça ne te fais rien ?
Moi: Ça ne veut rien dire.
Rébecca: Bien sur que si.
Moi: OK, mais moi, ça fait un moment que j'ai décidé que je ne ferai plus attention à tout ça. Parce que regardons la réalité en face. Il m'a plaqué, non-officiellement, pour ma meilleure amie, m'a ignorée du jour au lendemain et paraît toujours gêné en ma présence.

Elle pousse un profond soupir et la prof nous rappelle qu'il faut former les groupes.
Mais moi je suis bien embêtée, entre une nouvelle amie un peu trop proche de mon ex, cet ex justement qui devrait arrêter d'oublier ce qu'il m'a fait, une source sure toujours incognito et une masse d'imbéciles qui me côtoie. Mais je vous l'ai dit, je suis quelqu'un de positif avant tout, les malheurs de la vie ne m'atteindront pas.
Enfin pas tout de suite. Parce que c'est mon monde ici, ma vie, et que je sais qu'elle ne se limitera jamais qu'à ce lycée, je sais que j'aimerai toujours danser.
>

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 12:42

Modifié le lundi 01 juin 2009 08:08

_______________________________________________________________________________________< Amies, Ennemies >_______________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________< Amies, Ennemies >_______________________________________________________________________________________

< Au lycée. Encore. Plus précisément dans les vestiaires du gymnase. Avec Rébecca.
C'est si bizarre d'avoir quelqu'un à qui parler, et pourtant avec elle, si naturel. Rébecca est vraiment une fille géniale, assez lunatique et très spéciale dans son genre. Le hic, c'est qu'elle s'est mise en tête que son cousin, enfin bref, elle s'est mise en tête un truc très stupide. Et elle n'arrête pas de me rabattre les oreilles avec. Mais revenons au gymnase, on sort chacune de nos douches respectives, en serviettes et arrivons devant nos affaires.

Rébecca: Mais où sont passés tes vêtements ?
Moi: Moi qui croyais qu'elles avaient passé la période maternelle.
Rébecca: De qui tu parles ?
Moi: Heureusement que je cache toujours mes sous-vêtements.
Rébecca: Je ne vois pas en quoi c'est mieux. Tout le monde est parti, personne peut te passer de vêtements.

J'enfile le peu d'affaires qu'il me reste.

Moi: T'inquiètes.
Rébecca: Attend...tu vas comme même pas sortir comme ça dans le couloir du lycée ?
Moi: J'ai le choix ?
Rébecca: Ben tu peux attendre ici. Je te trouverai bien un truc.
Moi: Pas question de faire ce plaisir à ces pauvres garces.
Rébecca: Mais quelles garces ? Et pourquoi elles te font ça ?
Moi: Tu n'as pas encore compris? Ici c'est moi calimero.

J'enfonce une porte, puis une autre, pour finalement hésiter à ouvrir la dernière. Mais je ne tergiverse pas longtemps. Ce n'est pas comme si j'avais quelqu'un qui m'attendait derrière. Après être sorti, je reste plantée devant quelques secondes, et finis par me diriger vers quelqu'un de précis. Les gens s'écartent sur mon chemin. Bien sur plein de gars ne cessent de me siffler. J'avais oublié de vous le dire, sans vouloir être prétentieuse, je ne suis pas trop mal foutue. En tout cas, on m'a jamais dit que j'étais laide. Et comme je fais beaucoup d'exercice, je suis assez mince.

Moi:
Brooke, la personne que je cherchais.

Elle se retourne, esquisse un sourire moqueur tandis ce que ses acolytes gloussent telles des pintades en délire. OK, comparaison étrange, mais très proche de la réalité, croyez- moi.

Brooke: Tu t'exhibes maintenant ?
Moi: C'est bas, Brooke, très bas. Et assez pathétique.
Brooke: Écoute c'est simple, je ne comprends rien à ce que tu marmonnes.
Moi: Pourrais-tu me rendre mes vêtements ?
Brooke: Quels vêtements ?
Moi: Ceux que tu m'as piqués, comme une gamine.
Brooke: Tu sais bien que je ne ferai rien qui te nuise chérie.

Je la regarde avec mépris et parvins à apercevoir un bout de mon haut dépassant d'un des sacs des "pintades". J'essaye en vain de l'arracher.

Moi: Rend le moi !

Alors que je galère toujours presque nue dans des couloirs bondés, Veronica Fletcher, telle une créature mystique apparaît à nos cotés. Voyez-vous Veronica est la meilleure amie de Brooke. On n'était amies autrefois, quand ma tragédie est arrivée elle ne venait plus en cours depuis plusieurs jours. Quand je suis revenue, moi, après une semaine d'absence et de déprime, elle était différente, elle n'était plus avec moi, elle n'était même plus avec Brooke, quelque chose avait changé chez elle, mais je n'ai jamais su quoi. Au bout d'un moment, elle a recommencé à traîner avec Brooke, mais elle ne m'a jamais rien fait.

Veronica: Brooke, rend lui ces stupides vêtements et finissons-en.

Brooke, la regarde, un sourire mesquin aux lèvres, et fait signe à ses amies d'exécuter ces paroles.
Je les récupère, les "pintades" ne gloussent plus. Je dévisage Veronica, qui me fixe elle aussi, rien de particulièrement amical ne perce dans son regard, mais aucune animosité non plus. J'enfile mon jean, avec encore quelques sifflements et me revêtit de mon haut. Elle s'éloignent en même temps que moi rejointe rapidement par Rébecca sous des regards pesants de...d'admiration ?

Rébecca: T'es complètement folle ! Et géniale ! J'aurais jamais osé. Et...et il te dévorait des yeux, il te dévorait littéralement des yeux.
Moi: Qui ça ?
Rébecca: Bon, il n'était pas le seul, mais je parle de mon cousin. Je le comprend pas. Il sait pas ce qu'il veut ou quoi ?

Je soupire et m'arrête soudainement au milieu du couloir.

Moi: Rébecca. Arrête. Arrête de me parler de Lucas. Tu vois il y a quelques temps, j'ai enfin réussi à tirer un trait sur ce qui s'est passé. J'ai décidé d'arrêter d'y penser, parce que ça m'obsédais. Et je crois que tu ne te rends pas compte à quel point ce que tu me dis me fait mal.

Ses yeux disent clairement qu'elle est désolé. Elle ne bouge plus, face à moi.

Moi: Quand c'est arrivé, quelque chose...quelque chose s'est cassé en moi. Et c'est vraiment dur de rassembler les morceaux. Mais avec toi qui ne cesses de me parler de lui, c'est impossible. Parce que malgré moi, ça ma touche, ça me blesse.

Et oui. C'est assez profond. Et c'est malheureusement la triste vérité.

Rébecca: Je suis désolé. Je...je n'en parlerai plus.
Moi: Merci.

Je viens de réaliser que j'ai omis de vous parler d'un détail assez important. Brooke et Lucas, ça n'a pas duré bien longtemps. Trois semaines. Trois horribles semaines. La rumeur veut que Lucas ait rompu à cause de moi. C'est ça, alors pourquoi il m'aurait plaqué ?
Depuis personne à l'horizon pour ces deux traîtres. Parfois on me demande si j'aime toujours mon sexy et très attirant et très génial ex. Je ne réponds pas. Vous voulez que je vous le dise ? Non...ça gâcherait le suspense.
>

# Posté le mardi 27 janvier 2009 16:10

Modifié le lundi 01 juin 2009 08:12